IMG_7050

Den Kop – Biographie

Né en Afrique, Den Kop a grandi dans la ville « aux sept collines ». Il a énormément voyagé depuis sa tendre enfance. Il s’est construit au cours de ces périples et de ces rencontres, développant une sensibilité plurielle et de fortes amitiés.

Aujourd’hui, il est installé à Paris. En 2013, il commence à peindre, subitement, de manière compulsive alors qu’il n’a jamais mis les pieds dans un musée et encore moins fréquenté une école d’art. Les crayons, les peintures deviennent ses accessoires du quotidien. Il ressent le besoin de reproduire les chimères qui hantent ses nuits. La toile blanche devient l’espace où se délester de ses cauchemars et le témoin de ses doutes et de ses quêtes.

 

Présentation de l’exposition Monster in my head

L’exposition présente le kaléidoscope de la création de Den Kop. Des grands formats aux premiers travaux sur carton rigide, les 25 tableaux offrent un parcours à la découverte de l’artiste, de ses sources

Screen Shot 2016-07-06 at 14.19.52

d’inspiration et des différentes techniques utilisées.

L’univers artistique de Den Kop est marqué par des personnages à trois têtes. Masques africains, parfois aux accents vénitiens, ou bien encore silhouettes venues d’ailleurs, la dualité de la condition humaine s’exprime en trois volets. De chaque côté, les contraires où pavanent le bien et le mal, l’ombre et la lumière, la vie et la mort. Entre ces deux moitiés latérales s’engage une lutte sans merci dont émerge la troisième tête, centrale, la synthèse complexe entre acquis et inné, car pour Den Kop, le combat n’est jamais vraiment gagné. Cette représentation matérialise le refus du déterminisme.

Les symboles sont omniprésents dans les toiles de Den Kop. Des yeux, parfois grillagés et aux larmes de sang, des bouches le plus souvent inquiétantes mais qui tirent aussi la langue avec facétie… Œil et bouche, organes des sens qui relient chaque individu au monde, l’initient aux plaisirs. Pour choisir d’exister dans l’excès ou l’harmonie de la découverte. Symboles aussi de la Parole, celle qui éduque et interpelle, du regard inquisiteur et omniprésent qui tout au long du chemin surveille et juge, omniscience du divin.

D’autres signes tels le serpent et la croix, émaillent les œuvres de Den Kop. Il est question de la tentation, de la foi, de la mort. A l’occasion, des mots s’invitent aux couleurs et aux formes, pour leur donner plus de force, ou étendre encore la gamme des interprétations possibles. Les mots insérés comme des indices, des clins d’œil aussi à l’enfance et aux origines, à ce village dont Den Kop est la contraction langagière.

Dans un coin de toile, l’animal entre en scène, totem du panthéon africain et porteur lui-aussi d’un part de magie mystique.

Den Kop peint dans l’urgence d’exprimer, en quête perpétuelle de représenter l’indicible, de donner forme aux tourments qui brouillent l’esprit, les va-et-vient de la conscience entre un quotidien terne, la complexité de sentiments contradictoires, les aspirations contrariées. Monster in my head…

L’urgence et la prédominance de la quête se ressentent dans la forme : tracés nerveux, couleurs écrasées aux doigts dans des mouvements larges et volontaires. L’investigation se poursuit dans les palettes de couleurs déclinées : à l’opposition des couleurs primaires de certaines toiles, succèdent des variations de teintes harmoniques.

Le travail de Den Kop évolue sans cesse : il essaie, efface, prend un autre chemin, intègre et recommence.