L’artiste utilise toutes sortes de matériaux avec un intérêt marqué pour le papier mâché qu’elle sèche au soleil de Brazzaville. C’est ce rapport entre ces assemblages étranges souvent inattendus et originaux, la vigueur de sa peinture qui font son succès. Et de fait, à l’honneur dans de nombreux évènements artistiques (Fespaco, Biennale de Dak’art, Doual’Art, Festival de Cannes, la douzième Documenta de Cassel…), elle a régulièrement porté haut et fort la culture congolaise et africaine.

Portraits croisés d’ici et d’ailleurs…

Pour l’exposition Portraits croisés d’ici et d’ailleurs, Bill Kouélany a travaillé deux techniques : acrylique ur toile doublée, déchirée, et pastels secs et gras sur papier mâché qu’elle fabrique elle-méme. Ile a réalisé une série de tètes dont elle dit qu’« elles questionnent sa propre histoire, tout en interrogeant l’histoire de l’art, une technique et un moment précis de mon parcours ». Bill Kouélany a souhaité inviter Sophie Erlich, artiste française, rencontrée à Brazzaville en 1996. « En tant que Congolais invité à exposer à la Galerie Congo, j’ai pensé convier l’artiste française Sophie Erlich, parce qu’il m’était impossible de m’enfermer dans une histoire, dans une ambiance à la congolaise, du « beto na beto », du « biso na bise’, entre nous », dirait-on au pays. Vivant au Congo mais voyageant à travers le monde depuis mon plus jeune âge, je me considère de partout et de nulle part. Je suis remplie d’ailleurs, je suis faite de nombreux ailleurs », insiste-t-il.

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